4 idées reçues sur les énergies renouvelables : on démêle le vrai du faux !  

Mis à jour le
Publié le

Temps de lecture : 5 minutes

Fausses idees Energies renouvelables

“Les énergies renouvelables, ça coûte trop cher !”“Ce n’est pas fiable, il y aura des coupures…” On a tous et toutes déjà entendu ce genre d’affirmation : mais alors, sont-elles vraies ou fausses ? Pour en finir avec les idées reçues sur les énergies nouvelles et renouvelables (ENR), on vous aide à faire le tri !  

“C’est à cause des énergies renouvelables que ma facture augmente…”  

FAUX ! 

Nous avons tous et toutes pu nous en rendre compte : nos factures d’électricité ont augmenté ces dix dernières années, de l’ordre de 20% hors inflation, selon les fournisseurs. Mais cette augmentation est liée à un ensemble de facteurs, largement extérieurs aux énergies renouvelables !  

Parmi ces principaux facteurs, il y a la baisse de la production nucléaire nationale due au vieillissement du parc de réacteurs français, l’augmentation des taxes et des Tarifs d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité (TURPE), ou encore les crises géopolitiques, comme la crise d’approvisionnement en gaz de 2022-2023

Parallèlement, les énergies renouvelables sont de plus en plus compétitives. Comme en attestait déjà un rapport de l’Ademe en 2018, l’amélioration des technologies et la concurrence qui s’intensifie dans ce secteur font baisser ses coûts de production et améliore sa rentabilité. Résultat : elles apparaissent comme un secteur d’avenir aussi bien pour les investisseurs que pour les consommateurs, y compris en Vendée ! 

En 2023, le département a produit 2850 Gigawattheures (GWh) en ENR, couvrant ainsi 24% de sa consommation d’énergie totale. Le mix d’énergie renouvelable vendéen actuel est dominé par le bois énergie (33%), l’éolien terrestre (18,9%) et les pompes à chaleur (18,7%).  

“L’énergie solaire, c’est uniquement pour produire de l’électricité…”  

FAUX ! 

Lorsqu’on pense à l’énergie solaire, on pense tout de suite aux panneaux photovoltaïques… Mais il existe aussi des systèmes de production d’énergie solaire thermique. Alors que le solaire photovoltaïque exploite les rayons du soleil pour en faire de l’électricité, le solaire thermique les transforme en calories : autrement dit, en chaleur, capable ensuite de chauffer l’eau sanitaire de la maison et, ou, le fluide de chauffage, gratuitement ou presque !  

Selon l’Ademe, un chauffe-eau solaire, par exemple, peut couvrir de 40 à 80% des besoins en eau chaude d’un foyer, voire la totalité en plein été. Avec un bon taux d’ensoleillement moyen, la Vendée est donc particulièrement bien placée pour ce type d’équipement ! Bien qu’il reste avantageux à installer quelle que soit la région de France où l’on se trouve.  

“Si je change pour un fournisseur d’électricité verte, je risque d’avoir des coupures de temps en temps…”  

Certes, il n’y a pas de soleil la nuit et il y a des jours sans vent… Mais en réalité, le réseau qui achemine l’électricité jusqu’à nos maisons est le même pour tout le monde : les centrales électriques qui produisent de l’électricité grâce aux énergies renouvelables envoient leur électricité sur ce réseau unique, et c’est l’ensemble de la production qui permet d’assurer la stabilité du réseau. Il n’y a donc pas plus de risque de coupure pour vous que pour votre voisin, quel que soit votre fournisseur.  

Quand bien même il n’y aurait en France que des centrales fonctionnant grâce à des énergies renouvelables, le risque de coupure resterait très faible. Si certaines de ces énergies dépendent de la météo, comme le solaire ou l’éolien, elles sont aujourd’hui associées à d’autres sources d’énergie renouvelable et à des solutions de stockage sur batteries qui permettent de garantir une production stable.  

Avec le stockage par batteries, les réseaux intelligents et la diversification des sources, les ENR sont aujourd’hui plus fiables qu’on ne le croit. Changer pour un fournisseur d’électricité verte, c’est avant tout une façon d’encourager la production à partir d’énergies renouvelables.  

La Vendée est un des départements les plus avancés sur la production d’énergie renouvelable, et c’est une bonne nouvelle : avec les ENR, pas de risque de pénurie ! 

“Les panneaux photovoltaïques ne durent pas dans le temps…” 

FAUX ! 

Selon le Centre national de ressources sur le photovoltaïque, la durée de vie moyenne des panneaux solaires est de 25 à 30 ans, avec une grande différence entre les gammes : de 20 ans à 50 ans pour les plus solides. Il s’agit donc de faire les bons choix au moment de l’achat. 

Au cours de sa durée de vie, les performances d’un panneau solaire vont baisser progressivement, c’est normal ! Ses garanties de puissance sont d’environ 90 % au cours des douze premières années, puis tournent autour de 80 % de rendement à partir de 25 ans d’existence, ce qui reste très correct.  

Avant de cesser de fonctionner, une installation photovoltaïque montrera forcément des signes de faiblesse… Avec un peu d’attention et d’entretien, on peut parvenir à rallonger significativement leur durée de vie. L’onduleur ou le micro-onduleur, par exemple, sont des pièces clefs à surveiller, plus fragiles que d’autres, mais avec une durée de vie moyenne de vingt-cinq ans, tout de même ! 

“Le bois n’est pas une énergie renouvelable, il pollue !” 

FAUX ! 

Lorsqu’il brûle, le bois dégage du CO2 mais cela ne veut pas dire que se chauffer au bois augmente les émissions de gaz à effet de serre. En effet, en poussant les arbres piègent le CO2 contenu dans l’air dans leurs fibres. Tant que la quantité de bois qui pousse chaque année dépasse celle qui est brûlée, on peut dire que le bois est une énergie renouvelable, à condition qu’elle soit issue de forêts gérées durablement, bien sûr !  

Le bilan écologique du bois énergie sera meilleur si le bois est produit localement, de façon à éviter le transport sur de longues distances. La forêt ne couvre que 7 % du territoire vendéen, contre 12 % pour les Pays de la Loire, mais le bois peut aussi venir du bocage, de l’élagage urbain ou de résidus de l’industrie du bois. En Vendée, 15 à 20 % des foyers utilisent le bois comme mode de chauffage

“Les énergies renouvelables, ça coûte très cher à installer chez soi…” 

FAUX ! 

L’achat et l’installation des équipements ont un coût, c’est sûr ! Mais L’essentiel des dépenses est là, au départ. Une fois installés, leur fonctionnement et maintenance ne coûtent presque rien et ceci pendant des dizaines d’années. Reste à définir les équipements les plus pertinents à installer chez soi, en fonction de ses besoins, de ses habitudes de consommation, des équipements déjà existants dans la maison, ou encore de l’orientation de ses toitures. C’est en optimisant bien son installation qu’elle deviendra le plus rapidement rentable. 

Concernant le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire, on oublie souvent que le bois reste la source d’énergie verte la moins chère sur le marché ! Ici encore, c’est l’investissement de départ qui pèse le plus lourd dans le prix. 

Aujourd’hui, les énergies renouvelables deviennent compétitives et rentables par rapport aux énergies fossiles. De plus, l’Etat propose des aides financières pour la rénovation énergétique des logements, notamment pour l’installation de systèmes utilisant les énergies renouvelables. Le point d’entrée unique pour se renseigner sur ces aides, ce sont les Espaces conseils France Rénov’. La Vendée en compte 20 sur son territoire, dont au moins un dans chaque communauté de communes. L’accompagnement des conseillers dans ces espaces est gratuit pour tous les ménages vendéens, notamment grâce au soutien financier du SYDEV, profitez-en !