Sport : 5 habitudes faciles à adopter pour une pratique durable

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Le sport, c’est formidable : c’est bon pour la santé, le bien-être, le sommeil, le lien social… En revanche, face aux défis environnementaux, nos pratiques sportives pourraient encore s’améliorer un peu…

Entre les déplacements, l’achat de matériel ou encore l’entretien des infrastructures sportives, le sport peut avoir des effets négatifs sur l’environnement… comme toute activité humaine ! Pourtant, en adoptant quelques bons réflexes, il est tout à fait possible de pratiquer son activité préférée de façon plus responsable, sans renoncer au plaisir.

Exit le plastique à usage unique

100 000 tonnes de déchets sont générés chaque année lors d’évènements sportifs. La plupart sont des déchets plastiques. C’est peut-être l’une des premières choses sur laquelle on peut agir ! Et sûrement l’une des plus simples à mettre en place : on glisse une gourde réutilisable dans son sac plutôt que des bouteilles en plastique, on prend des contenants réutilisables pour ses collations.

Le plastique jetable a longtemps été associé aux événements sportifs. Mais les pratiques évoluent. Lors des tournois, ou encore des marathons, des pratiques simples peuvent faire la différence : supprimer les bouteilles et les gobelets jetables des ravitaillements au profit de rampes à eau tous les 5 km, par exemple.

Un guide pour réduire l’usage du plastique dans le sport !
L’association No Plastic In My Sea lutte contre la pollution plastique et ses conséquences sur les écosystèmes marins. En 2025, elle a réalisé une grande enquête aux côtés de la Fondation Tara, France Nature Environnement, Surfrider et Zero Waste France, sur les bonnes pratiques des fédérations et organisateurs d’événements sportifs. Les résultats sont compilés dans un guide référençant les meilleurs retours d’expérience sur la réduction des plastiques à usage unique dans le sport.

On pense au matériel de sport d’occasion

Les équipements sportifs ne sont pas des exceptions : on peut aussi les trouver d’occasion ! En Vendée, plusieurs ressourceries généralistes proposent régulièrement du matériel de sport de seconde main, notamment La Recyclerie coeur de Vendée (La Roche-sur-Yon), la Recyclerie Vendée grand littoral (Talmont-Saint-Hilaire), ou encore la Recyclerie Vendéenne (Beaulieu-sous-la-Roche). On y trouve des vêtements et du matériel pour tout type de pratique sportive : maillots de foot, ballons de rugby, baskets de running, raquettes… Tout ça à petits prix ! On peut facilement trouver un ballon autour de 2 € ou une paire de baskets autour de 5 €. Pour proposer ces articles, les ressourceries récupèrent le matériel auprès de clubs ou de particuliers : vous pouvez leur déposer votre short de basket, votre raquette de tennis ou votre combinaison de plongée pour leur donner une seconde vie !

Le sport de seconde main
Après quelques années d’ouverture, La Sportive Vendée, ressourcerie spécialisée dans les articles de sport, a finalement fermé ses portes en 2025. Pour trouver une autre ressourcerie sportive dans la région, il faut se rendre à Nantes où SupporTerre – Recyclerie du sport, collecte, répare et revend du matériel sportif d’occasion à prix solidaires. Parallèlement, de grandes enseignes commencent à développer la reprise et les reventes d’équipement sportif d’occasion, comme la marque Décathlon.

Entretien et réparation, la bonne combinaison pour faire durer ses équipements

Dans bien des cas, réparer son équipement sportif, y compris les vêtements et chaussures, permet de faire un geste pour l’environnement, mais aussi d’économiser de l’argent ! Les pièces d’usure comme les lacets, semelles, grips de raquette, chambres à air, roulements de rollers ou de skate, sangles de sacs ou de casques… sont souvent conçus pour être remplacés. Vous pouvez le vérifier en cherchant les pièces sur les sites des fabricants.

Lorsqu’on ne se sent pas capable de réparer soi-même, on peut évidemment faire appel à un professionnel : un cordonnier peut réparer certaines chaussures de randonnée ou de sport, un atelier vélo peut remplacer des composants. Certains magasins de sport proposent des services de réparation ! Pensez aussi à vérifier la garantie : les fabricants prennent en charge certaines réparations ou proposent des pièces détachées à un coût raisonnable.

L’entretien régulier peut faire la différence !
Avant de réparer, on peut aussi veiller à l’entretien régulier de ses équipements, pour les faire durer le plus longtemps possible. Pour ça, inspectez régulièrement votre matériel : une petite fissure, une couture qui se défait, une pièce desserrée… sont souvent plus faciles et moins coûteuses à reprendre si on s’en rend compte à temps !

Les déplacements, ça peut être le début de l’entrainement !

Lorsque cela est possible, rendez-vous sur votre lieu d’entraînement en transports en commun, ou encore à pied ou à vélo, pour lancer l’échauffement ! Si vous devez utiliser une voiture, pensez au covoiturage avec d’autres sportifs. En plus de réduire les émissions de CO2, ces solutions permettent de faire des économies.

Le transport représente souvent la plus grande part de l’empreinte carbone liée à une activité sportive.

Inviter son club de sport à s’intéresser à la question

Les organisateurs d’événements sportifs ont un rôle majeur à jouer dans la réduction des impacts du sport sur l’environnement. Ils peuvent mettre en place des plans de mobilité durable, réduire les consommations d’énergie, gérer efficacement les déchets, privilégier les fournisseurs locaux ou encore sensibiliser les participants aux bonnes pratiques environnementales.

S’il ne le fait pas déjà, vous pouvez suggérer à votre club de rejoindre l’une ou l’autre de ces démarches ! Pour les guider, le Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative a rédigé une charte de 15 engagements écoresponsables à destination des organisateurs d’événements sportifs.

La Vendée sportive !
La Vendée compte près de 2 000 clubs de sport sur son territoire pour 223 676 licenciés.
En France, en 2024, plus de 7 personnes sur 10 déclarent pratiquer une activité physique (71%). Et cette proportion progresse régulièrement depuis 2012, confirmant la force de ce levier pour la transition écologique !