Refaire la déco : 5 conseils écologiques et économiques !

Mis à jour le
Publié le

Temps de lecture : 4 minutes

déco économique écologique

L’envie de refaire la déco de votre maison pointe le bout de son nez ? C’est le moment idéal pour adopter une décoration responsable ! Voici les conseils d’une professionnelle pour repenser le style de son intérieur tout en limitant son impact sur la santé et sur l’environnement. Le tout sans casser sa tirelire ! 

Refaire les peintures, racheter des meubles, des objets, des cadres : ça coûte cher ! Sans compter l’impact de ces renouvellements sur l’environnement, sur la qualité de l’air de nos maisons et sur notre santé.

Pour remédier à ces inconvénients, Marie Aubert a lancé son auto-entreprise de décoration responsable, Ker Eco Design, sur la Vendée et la Loire-Atlantique en 2025. Pour cette décoratrice d’intérieur passionnée, cette voie était une évidence :

Il était impensable pour moi de ne pas prendre en compte les gens et leur santé dans mon métier. Une déco plus responsable, c’est meilleur pour tout le monde. ça a un impact positif sur la santé des habitants, en particulier des personnes fragiles, comme les asthmatiques par exemple. Mais aussi sur la santé des artisans !” 

Conseil N°1 – Se demander si l’on a vraiment besoin de tout changer… pour changer !

Il n’est pas toujours nécessaire de faire de gros travaux ou de renouveler tout son mobilier pour donner à sa maison – ou son appartement – une autre allure.

“Je conseille toujours, d’abord, de se demander ce que l’on peut faire avec l’existant : changer certains meubles de pièces, en repeindre ou en poncer d’autres, redistribuer les objets, modifier un éclairage… Ce sont des choses simples auxquelles on ne pense pas toujours, mais qui peuvent tout changer, pour un minimum d’investissement.”

Avoir le réflexe minimaliste n’empêche pas de se faire plaisir : “On peut très bien, en complément, choisir une ou deux choses que l’on va acheter, comme une plante ou des coussins par exemple, et qui vont apporter le truc en plus qui nous manquait. Et comme on a économisé sur le reste, on peut se faire plaisir !”

Autrement dit : acheter moins, mais mieux.  

Conseil N°2 – Prioriser la seconde main

Finalement, même après un état des lieux attentif, il vous manque plusieurs éléments ? Dans ce cas, un tour des boutiques s’impose ! Oui, mais lesquelles ? Avant d’acheter neuf, on peut explorer les alternatives, nombreuses en Vendée. On trouve de tout dans les brocantes et vide-greniers, sur les plateformes de ventes entre particuliers, mais aussi dans les ressourceries et recycleries du territoire. Il en existe plus d’une quinzaine en Vendée, autant en profiter !

Acheter d’occasion permet de réduire les déchets, mais aussi d’économiser jusqu’à 50 à 80 % du prix du neuf ! Ce meuble trouvé d’occasion ferait l’affaire mais vous n’aimez pas sa teinte, ou il lui manque quelques étagères ? On y pense peu mais les articles achetés d’occasion peuvent aussi être modifiés ou rénovés par les artisans restaurateurs locaux.

“Une belle armoire chinée à 30 euros, par exemple, peut être rénovée selon vos besoins pour un budget raisonnable, explique la décoratrice de Ker Eco Design. C’est très variable, mais même si vous y consacrez un budget de 300 euros en tout, ça reste moins cher que l’équivalent neuf.”

On peut aussi envisager de restaurer ou repeindre un meuble par ses propres moyens. Il existe de nombreux tutos sur le web pour vous guider.

C’est d’autant plus intéressant que le mobilier ancien est souvent plus robuste, notamment les meubles en bois massif, et donc plus durable.

Conseil N°3 – Se tourner vers des matériaux écoresponsables

Lorsqu’on a vraiment envie – ou besoin – d’acheter neuf, le mieux est de se tourner vers des matériaux et des objets éco-conçus. Ils sont moins impactant pour l’environnement et la santé humaine de par leur production, mais ils sont aussi, en général, plus durables : on aura besoin d’en changer moins souvent. “Pour les textiles ou les revêtements de sols, par exemple, on peut favoriser des matières comme le lin, le chanvre ou le liège”, indique la décoratrice. Pour les meubles en bois, on peut notamment vérifier la certification FSC, qui indique que les bois utilisés se conforment aux procédures de gestion durable des forêts. Pour la peinture, le taux de COV est un bon indicateur de son impact sur la qualité de l’air intérieur, et donc sur la santé.

Conseil N°4 –  Anticiper les besoins futurs

Une autre façon de prendre le contrepied de la fast déco, c’est de penser long terme :

“Par exemple, si on envisage de refaire la chambre d’un enfant de 9 ans, il peut être malin d’anticiper l’adolescence et de se demander si la décoration qu’on projette conviendra toujours à cet âge-là.”

Une manière d’éviter d’avoir à tout refaire seulement quelques années plus tard. C’est la même chose lorsque l’on rénove une maison à un âge plus avancé : à la retraite ou peu après, par exemple.

“S’il s’agit de la maison dans laquelle nous comptons vieillir, le mieux est de bien anticiper la largeur des portes, les accès, etc. Car une bonne partie de la décoration va en dépendre. Ainsi on n’aura pas à tout refaire au moment de tout adapter…”

Conseil N°5 – S’autoriser quelques écarts !

On peut aussi acheter du neuf parce qu’on ne trouve pas ce que l’on recherche d’occasion.

“Si on ne va pas vers de l’éco-conçu, parce que ça coûte trop cher ou que l’on en n’a pas envie sur ce coup-là… Il faut aussi savoir s’écouter. Je ne culpabilise jamais mes clients, on est humain, et chacun fait avec ses moyens et connaissances. Mon conseil dans ce cas, c’est d’essayer de privilégier les coups de cœur : quelque chose qui nous fait vraiment plaisir et pour longtemps.” Pour ne pas avoir à s’en séparer trop vite…

Une façon pour la décoratrice de faire progresser la déco responsable en Vendée, petit à petit :

“Les petits pas comptent ! Lance-t-elle. Il ne faut pas se dire que ce n’est pas pour nous, simplement parce qu’on ne peut pas ou qu’on ne veut pas tout faire de cette façon. Y aller à son rythme, en se tournant vers la seconde main pour un ou deux objets seulement, par exemple, c’est déjà ça que l’on fait pour soi, sa santé, et l’environnement ! Et ça, ça rend fier.”